Les 5 derniers commentaires

lundi 14 juillet 2008

Leçon d'humilité


Pour les non anglophones, dans l'ordre : Mercure, Mars, Vénus, la Terre, Neptune, Saturne, Jupiter, le Soleil, Sirius, Pollux, Arcturus, Rigel, Bételgeuse, Antarès, Mu Cephei et VV Cephei.

dimanche 6 juillet 2008

Salva Terra

Une petite sortie qui date un peu, mais puisque je viens enfin de récupérer les photos, je vous fais partager notre expédition à Salva Terra.

Un des nombreux stands présents, ici : baies et confiseries.
Un des nombreux stands présents, ici : baies et confiseries.

L'armurerie tchèque…
L'armurerie tchèque…

… où les armures brillent au soleil.
… où les armures brillent au soleil.

Encore un stand tchèque : le cordonnier.
Encore un stand tchèque : le cordonnier.

Pas le moindre anachronisme pour les organisateurs.
Pas le moindre anachronisme pour les organisateurs.

Tiens, je n'ai pas encore affiché mon égo…
Tiens, je n'ai pas encore affiché mon égo…

Démonstration de joutes.
Démonstration de joutes.

Encore les joutes, mais en moins flou.
Encore les joutes, mais en moins flou.

On termine sur une mêlée sous l'orage, avec petits et grands.
On termine sur une mêlée sous l'orage, avec petits et grands.

Sans oublier tout ce qui n'a pas été pris en photo : la visite du camp, normalement privé mais tolérée grâce à nos relations ; le branle des lavandières improvisé ; et, en tout début d'orage, le conte d'un village qui voulait faire tomber la pluie.

jeudi 26 juin 2008

Mais pourquoi est-il aussi méchant ?!?

Au lycée, j'avais un petit groupe d'amis, comme beaucoup d'adolescents, j'imagine. Nous avons partagé beaucoup, erré de longues nuits dans les rues de Roanne, juste pour être ensemble et se sentir bien. Nous avons refait le monde en discussions existentielles (exemple : qui d'un homme moderne ou d'un gobelin gagnerait un duel à mains nues ?), partagé nos soucis, nos chagrins d'amour, nos problèmes familiaux, nos succès aussi. En bref, nous étions soudés.
Et puis, j'ai connu une fille. Une fille merveilleuse, avec qui j'ai passé beaucoup de temps. Mes amis ont continué à se voir ensemble, mais j'étais avec eux bien moins souvent. Et puis, je suis allé faire mes études à Saint-Étienne. J'avais une année d'avance sur la plupart de mes amis, le seul qui ait commencé ses études supérieures en même temps que moi est resté les faire à Roanne. Mes amis ont continué à se voir ensemble, mais je n'étais avec eux qu'occasionnellement. Et puis, ils sont tous venus faire des études à Saint-Étienne. Moi, je suis entré dans le monde du travail pour pouvoir m'assumer financièrement, parce que l'un de mes parents était loin, et l'autre, j'aurais préféré vivre sous les ponts plutôt que lui demander la moindre aide. J'avais mes études la semaine, et le travail le soir et le week-end. Mes amis ont continué à se voir ensemble, mais je n'étais plus pour eux qu'un copain du lycée. Et puis, les études se sont finies pour beaucoup, dont moi. Entre temps, beaucoup de mes anciens amis avaient déménagé à Lyon. Moi, j'ai voulu aller vivre à Lyon aussi, j'y ai trouvé un emploi mais qui a commencé par une longue mission à Mulhouse, en Alsace. Mes amis continuent à se voir ensemble, et parmi eux, il en est un dont les seules nouvelles que j'ai sont des mesquineries, des insultes ou, véridique, une erreur de numéro. Lorsqu'il me contacte, pour l'incompréhensible plaisir de m'ennuyer, mes anciens amis se prêtent à son jeu et se moquent de mes différences comme quelqu'un de cruel se moquerait d'un handicapé.
J'ai des cheveux longs et je porte une cape, j'imagine que ça me rend peu banal. Mais c'est un choix de ma part. J'aime à me sentir unique, à sortir de l'ordinaire. Je suppose que je pourrais porter les cheveux rasés, une casquette trop relevée, un sweat-shirt à rayures roses et blanches, un jogging d'un blanc éclatant, des baskets jaunes et des chaussettes par dessus mon pantalon. Je pourrais appeler ma mère « ma daronne » et parler en verlan. Je pourrais saluer les gens en disant « wesh, ça va ou quoi ? » Je pourrais apprendre à danser la tektonik. Peut-être serais-je plus respecté, plus accepté par mon entourage. Peut-être est-ce cela qu'ils attendent de moi… Mais j'ai choisi d'être vrai, d'être sincère, d'être ce que j'ai envie d'être. Apparemment, cela fait de moi un handicapé.
Certaines personnes ne parviennent pas à accepter cet état d'esprit. Pour ces personnes, la seule réaction possible est de me tourner en dérision. Je peux concevoir les regards étonnés, voire choqués, des passants. Je peux concevoir les railleries des groupes de jeunes, surtout lorsque l'un d'eux veut se faire remarquer en disant des choses « drôles ». Je peux même concevoir qu'un esprit étroit me prenne pour un satanique.
Par contre, je ne peux pas concevoir qu'une telle réaction provienne de personnes qui ont été d'aussi proches amis auparavant. Au début, bien sûr, ce serait une attitude classique, attendue (notez bien que je ne dis pas « normale »). Mais depuis tout ce temps, on pourrait s'attendre à ce qu'ils soient habitués, qu'ils m'aient accepté. Mais non. Ils me dénigrent, me renient.

Lorsque je parle d'eux, je n'ai plus envie de parler d'amis, mais de gens que je connais, ou plutôt que je connaissais.

samedi 21 juin 2008

L'e-mail n'est pas un jouet

Mise à jour : il vous est expliqué comment faire pour envoyer un message en copie invisible dans les commentaires à cet article, pour l'instant avec les logiciels Outlook Express et Thunderbird.

Qui n'a jamais reçu une photo insolite, un questionnaire inutile, un scandale dénoncé ou autre message tout aussi peu personnel dans sa boîte de messagerie électronique ?
L'une des caractéristiques de ce genre de messages est la liste impressionnante de destinataires auxquels ils s'adressent. Car bien souvent, l'expéditeur l'a envoyé à tout son carnet d'adresse, sans distinction et parfois même sans réfléchir (incluant son patron ou des contacts professionnels qui ne le prendront plus jamais au sérieux).
Grâce à la négligence de ceux qui envoient ou relaient ces messages, on peut connaître les adresses e-mail de tous les destinataires, ainsi que leurs noms et prénoms, pour la plupart. À partir d'un nom et d'un prénom, il est extrêmement facile de retrouver une adresse et/ou un numéro de téléphone dans les différents annuaires existant sur le net (non, être sur liste rouge ne vous met pas à l'abri). En cherchant bien, on peut même trouver les prénoms et numéros de téléphone de vos enfants, par exemple.

Je ne sais pas vous, mais moi, ça me gêne. D'autant plus que, parmi la foule de destinataires ayant reçu le message, il pourrait y en avoir facilement quelques-uns de mal intentionnés. Après tout, on ne les connait pas…
Aimeriez-vous que j'envoie vos noms, prénoms et numéros de téléphone à toutes les personnes qui sont dans mon répertoire téléphonique ? Moi pas. Pourtant, c'est ce que la plupart des gens font sans remords, peut-être vous aussi, à la seule différence que vous ne transmettez pas un numéro de téléphone mais une adresse e-mail. Ce n'est pas parce que l'e-mail est un moyen de communication gratuit que c'est un jouet… Pas plus que le téléphone, en tous cas.

Cependant, il y a un moyen bien simple d'éviter ce désagrément.
Quel que soit le moyen que vous utilisiez pour envoyer vos e-mails, au lieu de "destinataire", vous pouvez mettre "copie cachée à". Cela s'appelle, parfois, "copie invisible", "copie carbone cachée", ou encore "blind carbon copy". Lorsque c'est abrégé, cela s'écrit "Cci" ou encore "Bcc". Les destinataires que vous entrez à cet endroit n'apparaîtront pas dans le message lors de sa réception.
Et bien évidemment, c'est la moindre des politesses lorsqu'on envoie un e-mail à plusieurs personnes ne se connaissant pas.
Je cite la très célèbre encyclopédie sur le web Wikipedia :

"Pour un envoi vers plusieurs destinataires ne se connaissant pas (et ne souhaitant pas voir leur adresse publiée, ne serait-ce que par le moyen d'une lettre d'information électronique), il est d'usage de se servir du champ /Cci/."
Si on vous demande absolument un destinataire, il est d'usage de mettre votre propre adresse e-mail, qui de toute façon sera transmise avec votre message.

Je n'ai rien contre les plaisanteries ou images amusantes que mes amis m'envoient par e-mail. Mais le "spam", ou "courrier indésirable", est un fléau et il vaut mieux ne pas l'encourager.

En espérant avoir été instructif, n'hésitez pas à faire passer le message à vos contacts (en utilisant la copie invisible, bien sûr) si vous pensez que cela peut leur apporter quelque chose.

jeudi 12 juin 2008

Le branle des lavandières



Ces quatre pas font un double à gauche.
Pied large gauche.
Pied droit approché.
Pied large gauche.
Pieds joints.
Ces quatre pas font un double à droite.
Pied large droit.
Pied gauche approché.
Pied large droit.
Pieds joints.
Ces quatre pas font un double à gauche.
Pied large gauche.
Pied droit approché.
Pied large gauche.
Pieds joints.
Ces quatre pas font un double à droite.
Pied large droit.
Pied gauche approché.
Pied large droit.
Pieds joints.
Durant ces deux simples, les femmes se tiennent par les côtés, et les hommes les menacent du doigt.
Pied large gauche.
Pieds joints.
Pied large droit.
Pieds joints.
À la repetition des dits deux simples, les hommes se prennent par les côtés, et les femmes les menacent.
Pied large gauche.
Pieds joints.
Pied large droit.
Pieds joints.
Pendant ce double à gauche, tous les danseurs font un bruit de leurs mains frappées l'une sur l'autre.
Pied large gauche.
Pied droit approché.
Pied large gauche.
Pieds joints.
Ces quatre pas font un double à droite.
Pied large droit.
Pied gauche approché.
Pied large droit.
Pieds joinct.
Pendant ces quatre pas, tous les danseurs font encore du bruit, en frappant de leurs mains l'une sur l'autre.
Pied large gauche.
Pied droit approché.
Pied large gauche.
Pieds joints.
Pendant ces quatre pas, les danseurs lâchant leurs mains, tournent chacun un tour à la main gauche, et après le saut se reprennent, pour répéter le commencement.
Pied en l'air gauche.
Pied en l'air droit.
Pied en l'air gauche.
Saut majeur tombant pieds joints.

mardi 10 juin 2008

The Order of the Stick

Voici un webcomic qui plaira aux rôlistes anglophones. J'ai bien peur que les autres n'y trouvent aucun intérêt… Notons quand même un design graphique original et soigné, avec des personnages en bâtonnets (d'où le nom de l'ouvrage, que l'on peut traduire par l'Ordre du Bâtonnet) et en couleur. L'auteur a un réel talent cependant, puisqu'il est capable de rendre une perspective superbe, digne des grandes scènes cinématiques en images de synthèse. Ajoutez à cela une parodie acide des jeux de rôles, et de Donjons et Dragons en particulier, et vous obtiendrez un webcomic qui est à la bande dessinée ce que le Donjon de Naheulbeuk est aux sketches audio. Entre les familiers qui apparaissent de nulle part au moment où l'on se souvient d'eux, les destriers de paladins qui se rangent dans des pokéballs, et les interprétations farfelues de règles à la con, c'est un vrai moment de bonheur (moment de plusieurs heures tout de même si l'on veut lire toute l'archive). Le premier épisode est ici.

Le retour de la vengeance de la résurrection

Voilà plus d'un mois que je n'ai rien posté sur ce blog. Si jamais certains sont venus régulièrement aux nouvelles, je leur présente mes excuses. D'un autre côté, ce n'est pas comme si je n'avais jamais parlé du RSS, mais passons…
Je n'ai pas vraiment d'autre motif qu'une certaine démotivation (étymologie, quand tu nous tiens)… Toujours est-il que me revoilà, avec de nouvelles aventures à conter, de nouveaux sites à conseiller, et de nouvelles conneries à débiter. Il y a quand même des moments où je me demande si ça intéresse quelqu'un ce que je raconte… bref.
Pour ceux qui voudraient de mes nouvelles, je suis navré de leur annoncer qu'il n'y en a pas (comme le pain, comprenne qui pourra). Dans l'ensemble, rien n'a vraiment changé pour moi récemment, à part peut-être quelques nouvelles connaissances, futurs amis, qui sait ? En tout cas, rien de transcendant : toujours célibataire endurci, toujours le même travail et toujours expatrié dans le Nord. Alors bien sûr, il y a de l'un peu plus futile, comme des pas de danses médiévales, une (vraie) épée en cours de commande, des week-ends sympathiques, ce genre de choses… Mais tout ça fera l'objet d'un article distinct. En attendant, je vais tâcher de reprendre les choses en main ici.

I'll be back.
(Terminator)

jeudi 8 mai 2008

Duel d'élite

Parmi tous ces concurrents, il y a des amateurs et, peut-être, des experts. Prudence. On commence en douceur, toujours, mesurer les adversaires, repérer les plus habiles, éliminer mentalement les plus maladroits. Observer ceux qui observent, ceux qui n'agissent pas au hasard. Puis, se diriger vers ceux-là, tenter une première approche, volontairement évidente et facile à contrer, pour évaluer les acquis et les réflexes. Bien, il m'a vu arriver. Je n'insiste pas, il comprend. Bien sûr, puisque lui aussi, tout comme moi, il m'avait remarqué, il me toisait, me testait. Un sourire s'esquisse du coin de mes lèvres : enfin un adversaire de valeur. Ce sourire grandit lorsque je réalise, sans le voir, que lui aussi sourit.
Les coups pleuvent autour de nous, les autres s'agitent sans arrêt, et pourtant, depuis peu, nous sommes seuls. Tout ce qui nous entoure, vivant ou non, fait maintenant partie du décor, du cadre de l'affrontement. Le temps semble s'arrêter un instant, et nous repoussons machinalement, sans y penser, les assauts qui nous arrivent, savourons ce calme imaginaire avant le paradoxal pléonasme de la tempête. Enfin, au même instant, nous nous élançons l'un vers l'autre.
Il est très fort, le combat est serré. J'enchaîne esquive sur esquive, attaque sur attaque, et il répond œil pour œil, dent pour dent. Acharné, je me plonge corps et âme dans ce duel qui balaie tous les autres, incapables de relever le défi, inaptes à tenir le choc. Aucun d'entre eux ne peut imaginer nous suivre, et nous, nous prenons un réel plaisir à ce jeu, cette confrontation qui est devenue amicale tant nous nous comprenons, tant elle a fait naître de complicité. Finalement, il ne reste plus que lui et moi.
Mais mon sort est scellé, car malgré une égalité qui peut sembler parfaite aux yeux des autres, j'ai compris qu'il était plus fort que moi, et que lui aussi l'a compris. Aucun de nous n'a encore pris l'avantage, mais c'est lui qui mène la danse, et je sais, longtemps avant que la balance ne commence à pencher d'un côté ou de l'autre, que le jour de ma défaite est finalement arrivé.
Nous sommes tous les deux à bout. Le prochain assaut sera décisif. Je sais qu'il peut me battre, alors je tente de prendre du recul, je m'éloigne. Erreur fatale. La pression mentale que son niveau m'imposait, supérieur de peu au mien, m'a fait hésiter. Il en profite pour attaquer, je ne peux pas l'éviter. Je fais tout mon possible pour revenir, il cherche à m'en empêcher. Mais personne n'est parfait, et je perçois une faille dans sa stratégie : il en fait trop. S'il s'était contenté de me laisser tomber, j'étais fini. Mais il veut me pousser lui-même au fond du gouffre, et par la même occasion, m'offre une prise que je saisis pour me rétablir. Rien n'est joué.
Vraiment ? Je l'avais déjà compris, il est meilleur que moi. Je n'ai pas le temps de reprendre mes esprits, il a déjà relancé un assaut, bref, précis, efficace. Cette fois, je n'ai même pas le temps de tenter quoi que ce soit : j'ai perdu.
Il se lève, me tend la main. Je me lève aussi et la serre, un large sourire nous illumine tous deux. Vainqueur et vaincu ont pris le même plaisir à disputer ce match, chacun a pu enfin affronter un adversaire à sa hauteur, nous sommes tous deux gagnants.
« Excellent match, » lui dis-je.
Je tremble encore sous la pression, il faut que je souffle un peu. Je me tourne vers les spectateurs, public comblé de notre duel. Ma main gauche lâche les commandes, et de l'autre main, je cède ma place en offrant la manette de jeu à qui veut bien la prendre.
« Quelqu'un veut jouer ? »

mercredi 7 mai 2008

Il faut croire que j'ai une sale gueule

Ça y est, les photos du Retro Gaming Tour de Mulhouse sont sur le site officiel. Et sur 74 photos, ils ont trouvé moyen de ne pas me faire apparaître sur une seule.

jeudi 1 mai 2008

It's-a-me, Mario !

Hier soir se tenait à Mulhouse le Retro Gaming Tour. Le principe : un campus d'université, des pizzas, des bornes d'arcade, de vieilles (ou pas) consoles de jeu, une piste de danse, mélangez le tout. On a pu y retrouver avec plaisir des vieux titres tels que Tekken 3, Street of Rage, Sonic the Hedgehog, Mario Kart 64, etc. J'ai enfin trouvé un adversaire à ma hauteur à Super Smash Bros. Melee (le plus beau match de ma vie, perdu en mort subite après une lutte acharnée) et enfin découvert Rayman contre les Lapins Crétins. Revers de la médaille, je n'ai pas eu de pizza. Mais en contrepartie, ils ont oublié de me faire payer mon entrée, donc je nous considère comme quittes.
Des photos dès que j'ai le courage de leur faire faire le trajet téléphone portable - ordinateur de bureau - hébergeur web. Et probablement sous peu sur le site officiel de l'évènement.
(Il y avait même une fille avec qui je m'entendais bien, mais pourquoi faut-il toujours qu'il y ait un truc qui cloche (en l'occurence, j'ai appris en fin de soirée qu'elle était lycéenne (on ne se moque pas s'il vous plaît)) ?)